Le BIM au coeur des débats

Hochparterre édition entamait l’année avec un cahier thématique spécial, "Digital Wood", dédié à la numérisation dans la construction bois. Préfabrication plus précise, réduction du risque d’erreurs, coopération plus étroite, meilleure utilisation des ressources forestières, plus grande liberté d’expression… Les opportunités du Building Information Modeling sont nombreuses même s’il reste du chemin à parcourir avant son utilisation optimale

La question n’est plus de savoir si oui ou non il faut l’utiliser mais plutôt, comment en avoir recours de façon optimisée. La question du BIM (Building Information Modeling ) fait couler beaucoup d’encre dans le domaine de la construction bois et intéresse plus généralement l’ensemble du secteur de la construction, faisant objet de débats, de conférences ou de confrontations. Sous l’impulsion de Lignum, la thématique  était d’ailleurs largement traitée à la Swissbau en janvier dernier sous l’angle « Transformation du processus de construction d'un modèle linéaire à un modèle coopératif au cours de la numérisation ». 

 

"Digital Wood", aborde la question de façon transversale, donnant successivement la parole à différents acteurs de la branche. Rolf Baumann, professeur d’Informatique de gestion à la Haute école spécialisé bernoise et directeur de l’Institut de l’économie numérique de la construction bois aborde les grands enjeux de l’industrie 4.0 et la mise en réseau, tout au long de la chaine de valeur. 

 

Le numéro spécial revient sur la formidable épopée de la construction du serpent de Swatch à Bienne, des formes libres rendues possibles grâce à la planification et la fabrication numériques, orchestrée par Blummer Lehmann et son partenaire de planification, Design-To-Production. Il examine aussi les secrets de fabrication numérique, les dépenses colossales en machines, les différentes opportunités et écueils rencontrés par trois constructeurs, Strehlke, Renggli, et Herne Holzbau. 

 

Le BIM est l’occasion d’optimiser les bâtiments de manière globale pendant tout leur cycle de vie, grâce à l’incorporation d’indicateurs d’ecobilan dans le propre catalogue d’éléments  de construction. L’optique est bien de valoriser le matériau bois, imbattable en termes de potentiel d’économie d’énergie grise et de gaz à effet de serre.

 

Pour Yves Weinand, interrogé dans ce cahier, l’outil numérique va de plus en plus influencer les profils de métiers, obligeant les collaborations étroites et transversales entre les architectes, les ingénieurs du bâtiments, les informaticiens et mathématiciens. La numérisation est aussi à ses yeux, un formidable outil de valorisation de la forêt : « c’est la forêt qui génère la forme : chaque pilier est différent, chaque assemblage est calculé individuellement »  explique-t-il.

 

Le projet "Crocodile" à Winterhur, a  contribué à mettre en exergue les avantages du bois mais montre que les méthodes doivent encore être éprouvées. Pour les maitres d’ouvrages, l’extension de la chaîne numérique ouvre des perspectives de plus values considérables. Enfin, du Future Tree à la DFAB, en passant par la mosquée de Cambridge, le numéro spécial revient sur toutes les constructions que le BIM a rendues possible.

Le chahier est disponible sous forme de document électronique en texte intégral sur le web

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