Des parois antibruit en bois pour le réseau ferroviaire

 

 

 

 

Assainissement des installations ferroviaires suisses

 

La loi sur la protection de l’environnement (LPE) de 1985 et l’ordonnance sur la protection contre le bruit (OPB) de 1987 exigent, entre autres, l’assainissement des installations ferroviaires existantes en Suisse. Parmi les différentes mesures mises en place par les entreprises de transport ferroviaires concernées (CFF SA et BLS Lötschbergerbahn SA), il est prévu de construire des écrans antibruit le long des tronçons dont les nuisances dépassent le seuil de tolérance admissible. D’après les estimations actuelles, près de 300 kilomètres de ces parois devraient être réalisés le long du réseau ferroviaire suisse d’ici à 2015.

 

Paroi antibruit en bois homologuée

 

Depuis 1985, Lignum, association faîtière de l’économie suisse du bois, travaille sur le sujet et a défini, en collaboration avec le Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche (EMPA), les caractéristiques d’un modèle type d’écran antibruit en bois. Ce modèle a été homologué par l’Association suisse des professionnels de la route et des transports (VSS) et figure dans le registre des normes suisses (SN 671250a, mai 2002). Cette norme définit les exigences techniques et esthétiques requises pour les écrans antibruit normalisés situés le long des voies ferrées, qu’ils soient en bois ou en béton.

 

Assurance qualité

 

A l’instigation de Lignum, un système d’assurance de qualité, développé par le département bois de la Haute école spécialisée bernoise (HSB, Bienne) a été mis en place afin de garantir par des contrôles avant, pendant et après les travaux, la qualité des parois en bois installées.

 

Aspect esthétique

 

D’une efficacité technique reconnue, la paroi antibruit en bois présente, en plus, des caractéristiques esthétiques incontestables grâce à la présence d’un revêtement en bois massif côté riverains. Ce lambrissage, qui peut être horizontal ou vertical, donne un aspect plaisant à l’ouvrage et favorise son insertion dans l’environnement existant.

 

Réduction du dioxyde de carbone dans l’atmosphère

 

Les parois antibruit en bois font appel, dans une large mesure, au bois, matériau indigène renouvelable disponible en abondance dans tout le pays. L’accroissement des forêts suisses produit annuellement 10 millions de mètres cube de bois dont moins de la moitié est exploitée. Ce matériau, dont chaque mètre cube mis en œuvre soustrait une tonne de CO2 à l’atmosphère, ne génère que très peu d’énergie grise lors de son utilisation et ne pollue ni l’eau ni le sol lors de son élimination. En considérant le fait que, en Suisse, de nombreux cantons et communes sont propriétaires de forêts, le choix en faveur du bois devrait s’imposer comme une évidence.

 

Mise en pratique du développement durable

 

La construction d’écrans antibruit le long des tronçons ferroviaires permet d’améliorer le confort des riverains incommodés. En choisissant d’utiliser du bois pour la réalisation de ces parois, les autorités locales ont la possibilité de mettre en pratique le principe du développement durable dans tous les sens du terme: sociétal, économique et environnemental.

 

Le dossier d'information ci-dessous énumère les avantages de la mise en oeuvre du bois dans les parois antibruit.